Mardi 4 avril 2006
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La Commission européenne veut faire passer en force, d¹ici juin 2006, son nouveau projet de règlement sur la production biologique. Ce texte, réalisé sans consultation des acteurs historiques de la bio, détourne l'agriculture biologique de son premier objet qui est d'être résolument non polluante,
préoccupée de la santé des hommes et de la terre qui les nourrit.
Au nom de la « suppression de toute entrave à la circulation des marchandises », la bio devrait subir de tels assouplissements qu'elle deviendrait tolérante à l'utilisation de produits chimiques de synthèse
ainsi qu¹aux OGM, à hauteur de 0,9% de pollution transgénique. Par ailleurs, elle ne serait plus contrôlée que sur les risques, et non plus sur le respect de ses principes de base et de ses cahiers des charges.
Ce projet est d'autant plus inacceptable qu'il verrouille, pour toute évolution future, un système de décision totalement anti-démocratique, soumis à la seule volonté de la commission en charge de ces questions, indépendamment des acteurs professionnels de la bio ou de la société civile.
Nous, signataires, demandons :
- Le rejet de l¹actuel projet de règlement européen sur l¹agriculture
biologique
- Que l¹agriculture biologique reste définie par les moyens mis en ¦uvre
pour se passer de tout produit chimique de synthèse et de tout OGM,
respecter l¹équité et la solidarité sociale et garantir l¹avenir écologique
de la planète et des générations futures
- Que la volonté des acteurs professionnels de la bio, des consommateurs
et de la société civile soit prise en considération pour toute décision
concernant l¹agriculture biologique
Nelly Pegeault Revue Nature & Progrès - François Veillerette Président du MDRGF - Alain Uguen Association Cyber @cteurs
>>> COMMENT AGIR ?
Par cette action, vous ferez connaître votre opinion a M. le Ministre Dominique Bussereau et Marianne Monod, en charge de ces questions pour la France et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.
Soyons nombreux à nous mobiliser, afin que de telles lois ne soient plus votées en catimini et que chaque (eco)citoyen puisse exprimer son refus en toute connaissance de cause!