Non à la bio dénaturée prônée par la Commission européenne

Publié le par Sof

La Commission européenne veut faire passer en force, d¹ici juin 2006, son nouveau projet de règlement sur la production biologique. Ce texte, réalisé sans consultation des acteurs historiques de la bio, détourne l'agriculture biologique de son premier objet qui est d'être résolument non polluante,
préoccupée de la santé des hommes et de la terre qui les nourrit.
 
Au nom de la « suppression de toute entrave à la circulation des marchandises », la bio devrait subir de tels assouplissements qu'elle deviendrait tolérante à l'utilisation de produits chimiques de synthèse
ainsi qu¹aux OGM, à hauteur de 0,9% de pollution transgénique. Par ailleurs, elle ne serait plus contrôlée que sur les risques, et non plus sur le respect de ses principes de base et de ses cahiers des charges.
 
Ce projet est d'autant plus inacceptable qu'il verrouille, pour toute évolution future, un système de décision totalement anti-démocratique, soumis à la seule volonté de la commission en charge de ces questions, indépendamment des acteurs professionnels de la bio ou de la société civile.
 
Nous, signataires, demandons :
 
-    Le rejet de l¹actuel projet de règlement européen sur l¹agriculture
biologique
-    Que l¹agriculture biologique reste définie par les moyens mis en ¦uvre
pour se passer de tout produit chimique de synthèse et de tout OGM,
respecter l¹équité et la solidarité sociale et garantir l¹avenir écologique
de la planète et des générations futures
-    Que la volonté des acteurs professionnels de la bio, des consommateurs
et de la société civile soit prise en considération pour toute décision
concernant l¹agriculture biologique
Nelly Pegeault Revue Nature & Progrès - François Veillerette Président du MDRGF - Alain Uguen Association Cyber @cteurs
 
 
>>> COMMENT AGIR ?
 
Par cette action, vous ferez connaître votre opinion a M. le Ministre Dominique Bussereau et Marianne Monod, en charge de ces questions pour la France et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.
Soyons nombreux à nous mobiliser, afin que de telles lois ne soient plus votées en catimini et que chaque (eco)citoyen puisse exprimer son refus en toute connaissance de cause!

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Gilles Couturier 09/02/2008 05:08

La MONDIALISATION et la DEMOCRATIE sont incompatibles. La première n’autorise plus le choix, ni ne supporte la concurrence. Elle n’a fait l’objet d’aucune concertation citoyenne, mais s’appuie sur la complicité latente de deux milliards d’humains motorisés que deux milliards d’autres envient au mépris complet des deux derniers milliards, les plus faibles, mais les plus respectueux de ce choix dont rèvent tous les autres.La MONDIALISATION tente d’effacer les dernières traces de liberté et des derniers paradis terrestres avec le concours de l’EGLISE CATHOLIQUE, qui tente encore d’imposer la théorie de la création, avec le concours des LABORATOIRES PHARMACEUTIQUES qui synthétisent n’importe quelle molécule, par l’intermédiaire des SEMENCIERS qui organisent la dépendance agricole stérile, et comptent ainsi bréveter la MORALE et le VIVANT.La mondialisation est une énorme SECTE dont nous sommes tous les victimes-complices-volontaires-inconscie nts, elle est si puissante que même nos Etats vérolés ne comprennent même plus qu’ils ne sont que des minitels face à Internet, les beebop face au portable gsm, des Ligiers face aux 4X4... La commission européenne n'est qu'une faible réaction à la mondialisation galoppante. mais, petits que nous sommes, nous sommes malgré tout le grazin de sable qui enraye la machine infernale du progrés et de la fausse "croissance " ...